Article 19 de la déclaration universelle des droits de l'Homme:
Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.
Le 10 décembre 1948, les 58 États Membres qui constituaient alors l’Assemblée générale ont adopté la Déclaration universelle des droits de l’homme à Paris au Palais de Chaillot. Les autres Etats y ont adhéré par la suite.

30 mai 2011

L’Etat n’existe pas

L’Etat n’existe pas, il n’existe que des hommes plus ou moins organisés pour faire face à leur milieu, l’adapter et s’y adapter.

Et c’est l’organisation qui vise à ces fins qui finit par faire germer un Etat, c’est à dire un organisme virtuel vivant en symbiose avec la société et dont les fonctions sont prises en main par des hommes, autant soumis que les autres à des erreurs et des caprices et pour lesquels il faut mettre dès le départ des garde fous et des possibilités ou plutôt capacités de contrôle à postériori, ce qui suppose une transparence totale dans le déroulement de leurs actions, mais surtout des sanctions  au sens large, morales, électorales, judiciaires...et qui soient inéluctables et dont tout le monde se convainct de la nécessité et de la survenue obligatoire.

Cette organisation sociale prend en charge l’individu dès sa naissance et lui imprime des shèmes de pensée qui constitueront pour lui des guides d’action à l’âge adulte et qu’on appelle la culture.

Il y a donc une prédétermination sociale des actes des individus qui obéit à cette prise en charge, laquelle est perceptible à l’école mais aussi dans le milieu ambiant, chez l’épicier, dans les transports et dans tout ce qui est en rapport avec le public et est susceptible de l’influencer et c’est pourquoi l’Etat, ou plus exactement le pouvoir de l’Etat, car l’Etat c’est tout le monde et personne à la fois, ce dont peu en ont conscience, doit veiller à ce que le bain social dans lequel évolue l’individu soit sain pour produire un homme sain.

D’où l’importance de la justice dans un Etat de droit où tout devient clair et où il n’y a aucune place à la tromperie et aux pratiques illicites.

Je peux dire finalement que l’Etat est la conscience qu’ont de lui les individus qui en composent les assises sociales et de leur action continue dans sa construction que dépend son avenir, ce qui suppose un sens des responsabilités chez eux. Sans ce sens des responsabilités chez tous l'Etat périclite. C'et pourquoi l'État est en cours de construction constante, si cette construction s'arrête, il s'effondre. On ne peut concevoir la construction d’un Etat de droit sans stratégie comme aucune stratégie ne peut se concevoir sans qu’elle tienne compte de l’environnement tant interne qu’externe qui imprime des contraintes à cette construction.

D’où il s’ensuit les questions suivantes: Un Etat de droit doit il créer une culture de l’Etat de droit, doit il la précéder, ou en être le fruit ?

Notre culture partiarcale, tribale, sexiste, régionaliste, d’exclusion de l’autre, pastorale pendant des siècles et des siècles et qui voudrait qu’on ne travaille qu’aux moissons et aux labours était elle avant sa désagrégation par le pouvoir post indépendance dans le but de créer un Etat Nation, propice à l’Etat de droit , était elle une contrainte ou un fait positif ? Fallait il laisser en place les structures antérieures en les renforçant et les canalisant ou faire table rase comme cela s’est opéré pour tenter de créer un Etat nation ? La destruction des liens tribaux et de la culture tribale à engendré le chaos à mon avis. La tribu s'est engouffrée dans l'Etat mais les règles morales qui la régissaient ont disparu. Résultat : la tribu est dans l’administration, dans l’Etat, dans le commerce, partout, mais affranchie des règles morales qui la régissaient et d'un leadership clair et apparent. Il y eut superposition de deux systèmes d'organisation sociale mais sans qu'on les fasse coincider ensemble, sans qu'on ne pense à les harmoniser, chacun des deux fagocite l'autre et en définitive aucun des deux ne survit entièrement.

Il n’y a plus ni Etat nation, ni système tribal, mais un système hybride basé non plus sur une quelconque appartenance à l’Etat ou à la tribu, mais aux clans basés sur l’intérêt matériel de chacun et qui ne retiennent de la tribu que l'allégeance et les relations claniques et de l'Etat que l'autorité qu'il leur procure et les intérêts qui vont avec.

Construire l’Etat de droit commande t il de restaurer les règles tribales et fédérer les tribus tout en restaurant la morale tribale, ou bien combattre ce qui reste de cette mentalité tribale et qui est bien enracinée chez nous, toute notre culture y baigne jusqu’au cou.

Bien entendu certains diront que dans l'immédiat, cela arrange tout le monde mais la question qui se posera dans l'avenir est : Que ferons nous lorsque le pétrole s'épuisera. Bien sûr certains répondront : Fais moi vivre aujourd'hui et tue moi demain. C'est ça notre culture aussi : l'absence de logique.


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