Article 19 de la déclaration universelle des droits de l'Homme:
Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.
Le 10 décembre 1948, les 58 États Membres qui constituaient alors l’Assemblée générale ont adopté la Déclaration universelle des droits de l’homme à Paris au Palais de Chaillot. Les autres Etats y ont adhéré par la suite.

20 mai 2011

Les atteintes aux droits de la personne continuent en Égypte, selon Amnestye


LE CAIRE, Égypte — Les dirigeants égyptiens continuent à restreindre la liberté d'assemblée, à torturer les détenus et à traduire des civils en procès devant des tribunaux militaires, mettant en relief le besoin urgent de réformes, a déclaré jeudi l'organisation Amnistie Internationale.
Dans un rapport détaillant les atteintes aux droits de la personne survenues pendant et après le soulèvement populaire qui a chassé Hosni Moubarak du pouvoir le 11 février, le groupe londonien demande aux autorités égyptiennes de réformer en profondeur les forces de l'ordre du pays pour en assurer la transparence et empêcher de nouvelles infractions.
Le rapport de 123 pages affirme que 840 personnes ont été tuées et plus de 6000 blessées pendant le soulèvement. Des milliers d'autres personnes auraient été emprisonnées ou torturées.
Le document ajoute que 189 des victimes ont été tuées illégalement par des gardiens de prison qui essayaient d'écraser des troubles; plus de 250 prisonniers auraient aussi été blessés.
Amnesty cite également l'exemple d'Amr al-Beheiry, un homme qui aurait été arrêté, battu et torturé par la police militaire après avoir manifesté pacifiquement devant le parlement au Caire, le 26 février. Il a ensuite été condamné à cinq ans de prison par un tribunal militaire pour avoir supposément attaqué un représentant public et pour avoir enfreint le couvre-feu.
Par ailleurs, l'armée égyptienne au pouvoir a décidé de suspendre les peines de prison de 120 personnes, qui avaient manifesté pour réclamer le départ du président déchu Hosni Moubarak.
Le conseil suprême des Forces armées précise dans son communiqué que des peines de sept ans de prison prononcées contre 120 manifestants avaient été ramenées à des peines d'un an avec sursis.
D'autre part, il nie avoir utilisé des armes pour mettre un terme à l'occupation des manifestants, après le départ d'Hosni Moubarak le 11 février dernier.

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