Article 19 de la déclaration universelle des droits de l'Homme:
Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.
Le 10 décembre 1948, les 58 États Membres qui constituaient alors l’Assemblée générale ont adopté la Déclaration universelle des droits de l’homme à Paris au Palais de Chaillot. Les autres Etats y ont adhéré par la suite.

30 avril 2011

Etude économique du Coface sur l'Algérie.

Algérie


Population: 35.5 M
PIB :           158 969 M$
 


Principaux indicateurs économiques
2008 2009 2010(e) 2011(p)
Croissance économique (%)
3,0
2,2
3,8
3,7
Solde public/PIB (%)
3,5
-6,8
-4,0
-4,5
Solde courant/PIB (%)
20,1
-1,3
4,5
2,5
Dette extérieure/PIB (%)
3,7
4,4
3,8
3,4
Réserves en mois d'importations
30,9
30,9
33,2
31,2
(e) Estimations (p) Prévisions

POINTS FORTS

  •  Importance des réserves de pétrole et de gaz. 
  •  Situation financière extérieure solide (très faible endettement extérieur et énormes réserves de change). 
  •  Politique d'investissements publics visant une diversification de l'économie.

POINTS FAIBLES

  • Forte dépendance envers le secteur des hydrocarbures.
  • Poids économique excessif du secteur public.
  • Fragilité de l’environnement des affaires, faiblement incitatif pour les firmes étrangères.
  • Taux de chômage élevé, des jeunes particulièrement.



APPRECIATION DU RISQUE


Croissance soutenue par le secteur des hydrocarbures et les dépenses publiques
En 2010, le rebond de la croissance a été dopé par la remontée des cours du baril et de la production de pétrole, s'ajustant à une demande extérieure en hausse et aux quotas décidés par l'OPEP. Hors hydrocarbures, l'activité a progressé à un rythme soutenu, tirée par les dépenses publiques.
En 2011, la croissance globale devrait être du même ordre qu'en 2010, en deçà en fait du potentiel du pays. La production d'hydrocarbures devrait peut progresser, la demande risquant de pâtir notamment d'une croissance économique modeste en Europe. En revanche, les secteurs hors hydrocarbures devraient encore enregistrer une bonne performance, principalement grâce à la poursuite du vaste programme d'investissements publics (infrastructures et habitat). Néanmoins, la croissance hors hydrocarbures représente une part plus réduite du PIB et contribue donc modérément à la croissance globale de l'économie.

Dette publique modérée et situation financière extérieure solide
Le déficit budgétaire apparu en 2009, suite à une baisse des recettes pétrolières combinée à une politique expansionniste, s'est tassé en 2010 malgré une augmentation soutenue des dépenses publiques. Ce déficit doit perdurer en 2011, en raison de la poursuite de la modernisation des infrastructures et d'une hausse des rémunérations dans l'administration. Toutefois, les revenus pétroliers mis en réserve dans le Fonds de Régulation des Recettes permettent de financer ces déficits. Le pays bénéficie, en outre, d'un endettement public modéré qui lui fournit une marge de manœuvre.
Avec les exportations d'hydrocarbures, la balance commerciale doit rester excédentaire et par la même le compte courant, malgré l'augmentation prévue du prix du blé, dont l'Algérie est l'un des plus gros importateurs au monde. De plus, la facture des importations sera limitée par les mesures rigoureuses prises par les autorités depuis 2009 pour réduire les achats à l'étranger.
Dans ce contexte, d'imposantes réserves de change confortent une situation financière extérieure déjà solide. En outre, une politique active de désendettement extérieur, via le remboursement anticipé de la dette rééchelonnée et l'interdiction faite aux entreprises d'emprunter à l'étranger, a ramené les ratios afférents à des niveaux très faibles.

Des défis sociaux et un climat des affaires dégradé
La continuité politique prévaut, après la réélection du Président Bouteflika en avril 2009, pour un troisième mandat courant jusqu'en 2014, avec des élections parlementaires prévues en 2012. En outre, la situation sécuritaire s'est améliorée, mais des actions sporadiques du groupe islamiste radical Al-Qaïda au Maghreb Islamique demeurent possibles, même si leur effet déstabilisateur sur l'activité économique et les investissements est limité. En outre, un taux de chômage élevé parmi les jeunes et la mauvaise répartition de la rente pétrolière alimentent des risques de troubles politiques et sociaux.
Par ailleurs, des mesures restrictives visant les importations et les investissements étrangers ont été introduites dans le cadre de la loi de finances complémentaire (LFC) de juillet 2009. La LFC de fin août 2010 a légèrement assoupli certaines de ces mesures, tout en introduisant de nouvelles dispositions contraignantes. Ces restrictions ont pour but de protéger les intérêts économiques du pays et de promouvoir les industries nationales. Elles semblent néanmoins peu propices à l'amélioration du climat des affaires et au développement du secteur privé.

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