Une nouvelle loi sur l'information en Algérie devrait être prête en
juin et débattue avec les professionnels des médias et autres
partenaires intéressés, a annoncé jeudi le ministre de la Communication
Nacer Mehal.
"Nous aurons une mouture (de la nouvelle loi sur l'information) d'ici
le mois de juin et tous les professionnels sont interpellés à cet
effet" pour en débattre, a-t-il dit lors d'un forum organisé par le
quotidien gouvernemental El Moudjahid.
"Le code de l'information n'est pas l'affaire d'un ministre ou d'un
gouvernement, mais c'est l'affaire de la corporation qui doit être au
niveau de la responsabilité qui est la sienne", a souligné le ministre.
Ce code, qui définit la liberté de la presse écrite, définit aussi la
responsabilité du journaliste et prévoit des pénalités mais pas
d'emprisonnement en cas de non respect de ses dispositions.
En 2001, le président Abdelaziz Bouteflika avait introduit la notion
de délit de presse qui pouvait mener à la prison. Il a annoncé dans son
discours du 15 avril que ce délit sera dépénalisé.
Interrogé sur l'entrée du secteur privé dans l'audiovisuel, jusqu'à
présent chasse gardée de l'Etat, M. Mehal a répondu: "c'est une décision
politique qui ne relève pas du ministre de la Communication et j'aurai
le plaisir de l'appliquer si et dès qu'elle sera prise", a-t-il dit.
Enfin, M. Mehal a démenti que l'Algérie ait refusé récemment des
visas à la presse étrangère. Il a évoqué des journalistes de la BBC qui
en avaient fait la demande. "On le leur a donné, ils ne sont pas venus
en Algérie", a-t-il dit.
"Il n'y a plus d'interdit" en Algérie pour les journalistes
étrangers." Celui qui veut venir, il vient. Celui qui veut écrire, il
écrit", a ajouté le ministre, lui-même un ancien journaliste. "Il est
clair que les visas et autorisations sont données automatiquement" pour
les journalistes étrangers.
Elle est bien bonne. C'est une décision politique. Et un ministre s'occupe de quoi si ce n'est de politique ?
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